Baisses des taux : les emprunts restent boudés malgré des conditions plus favorables

Baisses des taux les emprunts restent boudés malgré des conditions plus favorables

Le recul des taux de crédit immobilier depuis le début de l’année semble se confirmer, de quoi inciter les Français à réaliser enfin leur projet.

Pourtant, on observe un certain sentiment de retenu du côté des acquéreurs, on vous explique pourquoi !

Conditions d’emprunt propices pour les acquéreurs

Les résultats des études menées par l’Observatoire CSA Crédit Logement pendant le premier trimestre 2024 démontrent une baisse significative des taux de crédit. Lors des derniers mois de l’année 2023, ils s’établissaient à 4,21 %. Ensuite, ils sont descendus à 4,13 % en janvier, 3,99 % en février et 3,90 % en mars 2024.

En moyenne, ces indices ont connu un recul d’environ 10 points tous les mois, constituant un gain à ne pas négliger pour tous ceux qui ont un projet immobilier.

Ce mouvement à la baisse semble se poursuivre en avril, mais avec un ralentissement. Quoi qu’il en soit, les conditions restent favorables pour les acquéreurs. Actuellement, il est possible d’obtenir un crédit sur 15 ans avec un taux à 3,7 % contre 3,9 % sur 20 ans. Évidemment, les emprunteurs peuvent procéder à la négociation afin de bénéficier de meilleures conditions.

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Le prix de l’immobilier reste à un niveau élevé

Cette baisse des taux d’emprunt était très attendue depuis de longs mois. En temps normal, celle-ci devrait permettre de dynamiser le marché. Pourtant, l’engouement des acquéreurs n’est pas vraiment au rendez-vous, contrairement aux espérances des établissements de crédit. On ne peut donc pas dire que les Français se bousculent pour déposer leur dossier.

Le principal obstacle est certainement le prix de l’immobilier qui reste élevé, d’ailleurs les différents acteurs dans le domaine l’ont confirmé. En dépit de la baisse des taux, le coût du crédit pèse encore sur le pouvoir d’achat des candidats. D’un autre côté, les propriétaires refusent aussi de revoir leur proposition malgré ce recul du taux. Ainsi, certains acquéreurs préfèrent même attendre que les conditions soient beaucoup plus favorables pour se lancer dans la recherche de financement pour leur projet.

Les acteurs pointent également du doigt des réglementations de l’HCSF ou Haut Conseil de stabilité financière qui assure plusieurs rôles, notamment l’encadrement de l’octroi de crédit immobilier. Récemment, le député Renaissance Lionel Causse a justement fait une proposition de loi en vue de réformer cet organisme. Par contre, le texte a essuyé de nombreuses critiques de la Banque de France, sans oublier les différents amendements qui ont entraîné son retrait.

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Réunion du premier trimestre qui n’a rien donné

Aucune déclaration n’a été faite concernant le prochain débat qui devrait rassembler entre autres le gouverneur de la Banque de France ou le ministre de l’Économie. Même s’il n’y a pas eu d’annonce officielle, la réunion s’est tenue à travers une procédure écrite, mais qui n’a apporté aucun changement tangible à la situation.

Actuellement, les acquéreurs sont encore en train de faire estimer leur capacité d’emprunt. De plus, ils veulent prendre le temps de comparer les offres et de visiter les lieux avant de prendre une décision. En outre, un effort supplémentaire de la part des propriétaires est aussi attendu, notamment au niveau des prix.

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Justin Malraux

Formaliste de métier et professionnel de la publicité foncière, je vous partage quotidiennement des analyses pointues dans les domaines patrimonial, financier, des successions, et des aides sociales.

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