Il y a les mauvaises, et les bonnes SCPI : pourquoi l’écart se creuse ?

Il y a les mauvaises, et les bonnes SCPI pourquoi l’écart se creuse 

Durant le premier trimestre 2024, l’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) a annoncé une stabilité au niveau des acomptes de distribution des SCPI.

Mais si 42 % ont réussi à maintenir le même niveau de distribution, 29 % auraient augmenté ou baissé l’acompte depuis 2023. En bref, certaines SCPI s’en sortent nettement mieux que les autres. Mais pourquoi ?

Un contraste au niveau des performances

Dans un paysage immobilier encore chamboulé, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont plus ou moins réussi à résister. Grâce à leur risque modéré, elles pouvaient rapporter plus de 4 % par an en moyenne, et avaient donc très bonne presse.

La hausse des taux d’intérêt a toutefois eu des conséquences non négligeables, surtout au niveau des SCPI anciennes, dites « mono-stratégie ». Ces fonds étant moins attractifs, ils ont dû faire face à beaucoup de rachats, et des parts en attente de retraits.

Selon l’ASPIM, les valeurs de réalisation par part des SCPI ont chuté d’environ 10,3 % en 2023. Les SCPI de bureaux ont notamment connu une baisse impressionnante de -13,2 %, alors qu’inversement, les SCPI diversifiées ont réussi à réaliser jusqu’à plus de 6 % de taux de distribution.

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À savoir qu’au niveau du premier trimestre 2024, la collecte brute était de 1,1 milliard d’euros, encore loin de celle estimée au premier trimestre 2023. Mais sans surprise, les SCPI diversifiées représentaient 58 % de cette collecte alors que les SCPI bureaux n’en sont qu’à 21 %.

Un manque de liquidité qui persiste

Le contraste est bien réel. Effectivement, l’ASPIM compte 96 SCPI avec des parts en attente de rachat, sur un total de 218 fonds. Par contre, plus de 122 n’ont toujours pas de part en attente de rachat jusqu’à la fin du premier trimestre 2024.

Les chiffres de l’ASPIM traduisent donc un manque de liquidité chez beaucoup de SCPI. Environ une quinzaine sont touchés par ce problème, avec certains qui atteignent un pourcentage de capital en attente de retrait de 10 %. Un problème qui risque encore de persister, en fonction des stratégies adoptées par les investisseurs institutionnels.

Néanmoins, de meilleurs jours peuvent encore venir si ces derniers décident finalement de retirer leurs demandes de vente à la vue de la baisse des taux d’intérêt à venir.

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Pour ne faire aucune erreur, demandez d’abord l’avis d’un expert comme Portail-SCPI. Celui-ci vous dirigera vers les meilleures opportunités du moment, en écartant celles qui sont les plus risquées. De cette façon, vous serez sûr de miser sur les bonnes SCPI. Ce formulaire ci-dessous vous permettra d’être en contact avec l’un de leurs conseillers.

Les SCPI récentes gagnent en performance

Toujours selon les chiffres de l’ASPIM, il est clair que les SCPI récentes s’en sortent beaucoup mieux que les anciennes. Et ce, grâce à des stratégies permettant d’attirer plus grand nombre d’investisseurs.

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Beaucoup ont par exemple, décidé de supprimer les frais d’entrée pour alléger les couts initiaux. Grâce à cela, les SCPI récentes ont rendu l’investissement plus accessible et plus attrayant. La hausse des investisseurs leur a donc permis de garantir une collecte de fonds plus efficace.

En outre, l’environnement concurrentiel et le contexte immobilier difficile ont exigé des stratégies innovantes chez les SCPI et c’est de cette façon que les plus récentes ont réussi à se distinguer. Ils ont notamment mis l’accent sur des actifs de bonne qualité, tout en diversifiant géographiquement les placements. Une approche qui a renforcé leur bonne position sur le marché.

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Justin Malraux

Formaliste de métier et professionnel de la publicité foncière, je vous partage quotidiennement des analyses pointues dans les domaines patrimonial, financier, des successions, et des aides sociales.

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